Défilé haute couture printemps ete 2006 - Elie Saab

Note : le dialogue en bleu n'est pas de moi mais d'un défi d'écriture dont je ne me souviens plus à quel endroit du Web il se situe. Si vous avez l'adresse, n'hésitez pas à me l'écrire en commentaire.

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— Oui ?
— Tu vois mes larmes sur les pages de ton visage ?
— Non.
— À partir de maintenant, ma vie t’appartient… je te l’offre comme un signe d’allégeance.
— Mais, comme tu veux !
— Tu es le chêne, je suis le sapin.
— Ah bon !
— Tu es majestueuse, tu es ma Reine.
— Mais non !
— Tu ne veux pas de mon modeste et fort amour ?
— Non.
— Alors, devrais-je me rependre comme la dernière fois ?
— Pas cette fois.
— Le gaz, alors ?
— Pourquoi pas.
— Et le canon dans la bouche, par exemple ?
— Ah, non !
— Trop de débris… ?
— En effet.
— Alors, le poison ?
— Peut-être.
— Ou les médicaments ?
— Fais pour le mieux.
— Ou alors, je reste en vie pour ton plaisir de me voir souffrir. C’est mieux, non ?
— Oui.
— On fait comme d’habitude, et je reste ton voisin de palier.
— D’accord.
— Je suis quand même heureux, tu sais.
— C’est ça.
— Je vois ton sourire tout en nuances. C’est beau.
— À tout à l’heure.
— Oui, et je prends mon collier et ma laisse…

 

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

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